ASCO GI 2018

ÉDITORIAL

La plus européenne des grandes villes américaines, berceau des start-ups et des technologies du futur, a une nouvelle fois accueilli toute la communauté médicale internationale impliquée dans la prise en charge et la recherche clinique sur les cancers gastrointestinaux. Nous avons arpenté pour vous les allées du Moscone West Building durant les 3 jours de ce #GI18.

Alors, que retenir de cette édition 2018 de l’ASCO GI ?

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est probablement la tumeur maligne qui nécessite le plus souvent une parfaite approche multidisciplinaire, entre les hépato-oncologues, les chirurgiens et les radiologues interventionnels. Cet ASCO GI 2018 a été riche en communications annonçant l’arrivée de nouveaux traitements systémiques, confirmant l’intérêt de la radiothérapie externe pour assurer un bon contrôle local et évaluant la tolérance de stratégies thérapeutiques innovantes. Néanmoins, les études contrôlées et randomisées sont rares, aboutissant à un niveau de preuve peu élevé dans la majorité des communications.

Pour les cancers colorectaux métastatiques, cet ASCO GI confirme l’intérêt d’identifier les tumeurs porteuses d’une instabilité microsatellitaire (MSI-H ou dMMR) afin de pouvoir proposer aux patients un traitement par immunothérapie. Le nivolumab associé à l’ipilimumab a confirmé des résultats impressionnants dans l’étude CheckMate-142, l’accès à ce type de traitements n’étant possible actuellement en France que dans les essais cliniques. D’autres communications posent de nouvelles questions cliniques sur la prise en charge des patients atteints d’un cancer colorectal.

Du côté des cancers digestifs, les temps changent, l’ASCO GI reste ! Il y a quelques années une étude comme Rainfall aurait été saluée comme positive avec un objectif principal (survie sans progression) atteint ; mais aujourd’hui, cela ne suffit plus. Autre constatation : on peut tirer des enseignements de la vraie vie et, grâce au score de propension, être encore plus précis. Mais attention, rien ne remplace la phase III, et le mauvais usage dans la vraie vie restera toujours du mauvais usage !

Nous vous laissons découvrir sans plus attendre les temps forts de cet ASCO GI 2018.

Bonne lecture et à très bientôt !

C. de la FOUCHARDIERE, P. MERLE, J.-P. METGES

HÉPATOCARCINOME
  • RÉDACTEUR

    Pr Philippe MERLE
    Hôpital de la Croix-Rousse
    Hospices Civils de Lyon

COLORECTAL
  • RÉDACTEUR

    Dr Christelle de la FOUCHARDIERE
    Centre de Lutte Contre le Cancer
    Léon-Bérard

GASTRIQUE ET AUTRES TUMEURS
  • RÉDACTEUR

    Pr Jean-Philippe METGES
    Hôpital Morvan
    CHRU de Brest