ASCO GI 2018

Analyse commentée

Nivolumab et cancers colorectaux dMMR/MSI-H

4 à 5 % des cancers colorectaux métastatiques (CCRM) présentent une déficience dans le système de réparation des mésappariements de l’ADN (dMMR) conduisant à une instabilité élevée des microsatellites (MSI-H). Ces tumeurs, héréditaires (syndrome HNPCC ou Lynch) ou sporadiques présentent de nombreuses mutations somatiques les rendant particulièrement immunogènes. L’étude CheckMate-142 est une étude clinique de phase II (non randomisée) ayant évalué le nivolumab, anticorps monoclonal anti-PD-1 (Programmed cell Death-1), en monothérapie et en association avec l’ipilimumab, anticorps monoclonal anti-CTLA4 (Cytotoxic T Lymphocyte-Associated molecule-4) chez des patients, en bon état général (PS 0-1), porteurs d’un CCRM prétraité. Les premiers résultats de la cohorte nivolumab + ipilimumab ont été présentés par Thierry André, et l’actualisation des résultats de la cohorte nivolumab monothérapie a fait l’objet d’une seconde…

Analyse commentée

Efficacité de l’association atezolizumab et cobimetinib chez des patients porteurs d’un CCRM prétraité : résultats d’une étude de phase Ib

L’immunothérapie et notamment les anticorps anti-PD1 ou anti-PD-L1 se sont montrés jusqu’à présent peu efficaces dans les CCRM sans instabilité des microsatellites (MSS), qui représentent 95% des tumeurs coliques métastatiques. Dans cette étude de phase Ib, l’atezolizumab, inhibant PD-L1, a été combiné au cobimetinib, un inhibiteur de la voie des MAP kinases (inhibiteur de MEK 1/2) pour sensibiliser les cellules tumorales aux effets de l’immunothérapie. En effet, il existe des arguments précliniques en faveur d’une synergie entre l’inhibition de MEK, induisant l’expression de molécules du Complexe Majeur d’Histocompatibilité CMH-I sur les cellules tumorales et l’infiltration intratumorale par des lymphocytes T, et l’inhibition de l’interaction PD-1/PD-L1.

Les résultats concernant la tolérance et l’efficacité de la…

Brève

Faut-il proposer le régorafenib avant ou après les anti-EGFR dans les cancers colorectaux métastatiques RAS sauvages ?

Il s’agit d’une étude menée au Japon dont l’objectif était de montrer l’équivalence d’une séquence utilisant le régorafenib suivi (à progression) du cetuximab (+/- irinotecan) (bras R-C) versus un bras contrôle utilisant la…

Brève

La présence de métastases ovariennes et leur résection préalable influencent les résultats de la cytoréduction péritonéale + CHIP

Cette étude française, du CHU de Toulouse, a étudié l’impact des métastases ovariennes chez 62 patientes traitées par cytoréduction péritonéale (CRP) + CHIP pour une carcinose péritonéale d’un cancer colorectal. 39/62 (63%) avaient des…

Brève

Peut-on débuter le régorafenib à 80 mg/j et augmenter les doses en cas de bonne tolérance ?

Cette étude de phase II randomisée, ReDOS, a inclus 116 patients porteurs d’un CCRM réfractaire, candidat à un traitement par régorafenib (REG). Les patients ont été randomisés en 4 bras selon le schéma de dose du REG et l’application prophylactique de…

Brève

Impact d’une triple inhibition BRAF, MEK et EGFR dans les CCRM BRAF mutés ?

Il s’agit de l’actualisation des résultats de la première partie (« safety lead in ») de l’étude BEACON, dans laquelle 30 patients porteurs d’un CCRM BRAFV600E muté, prétraités, recevaient la combinaison d’un anti-BRAF (encorafenib ; PO ; 300 mg/j), d’un anti-MEK (binimetinib ; PO ; 45 mg x 2/j) et d’un anti-EGFR (cetuximab ; IV ; 400 mg/m2 puis 250 mg/m2/sem). L’objectif de cette première partie de…

Brève

L’immunoscore permet-il d’affiner le niveau de risque des cancers colorectaux de stade III ?

L’immunoscore (IS) est un score pronostic établi sur les adénocarcinomes coliques primitifs et basé sur la densité en lymphocytes CD3+ et CD8+. Il a été évalué ici dans le groupe de 600 patients ayant reçu du FOLFOX seul en adjuvant dans l’étude NCCTG N0147. L’objectif était de montrer l’intérêt de l’immunoscore sur la survie sans rechute à 3 ans des patients opérés d’une…

Brève

Dépistage du cancer colorectal (CCR) : pourquoi certains patients ne participent jamais ?

Cette étude observationnelle française a été réalisée par téléphone auprès de 1 299 personnes, sans antécédent de cancer, âgés de 50 à 74 ans entre le 22 novembre et le 7 décembre 2016. 64% des personnes interrogées ont indiqué qu’elles avaient participé au moins une fois dans leur vie à un dépistage du CCR. Ceux qui n’avaient jamais participé au dépistage ont été…