EAU 2019

EDITORIAL

Le congrès de l’EAU 2019 s’est terminé par de formidables sessions sur les thérapies focales et l’impact de l’imagerie dans les cancers de la prostate. Nous avons aussi pu assister à la communication de ARCHES déjà rapportée à l’ASCO GU, sur l’intérêt de l’enzalutamide chez les malades métastatiques hormono-sensibles. Cet EAU a été riche, très orientée imagerie, rappelant aux urologues leur nécessaire investissement dans les nouvelles techniques de diagnostic mais aussi dans les traitements médicaux des cancers…

Interview

Impact du volume chirurgical et de l’organisation des centres sur les résultats de la cystectomie radicale

Jo CRESSWELL, Middlesbrough

Interview

Impacts pratiques d’une révision de la classification des tumeurs du rein de petite taille

Romain BOISSIER, Marseille

Interview

Cancer de la prostate – EQUINOXE, une étude française sur les déterminants de la qualité de vie des patients traités par un analogue de la LHRH

Stéphane DROUPY, Nîmes

Interview

Analyse de l’évolution des techniques chirurgicales du traitement des cancers du rein en France

Idir OUZAID, Paris

Interview

Analyse comparative de la survie totale des patients français traités par abiratérone ou enzalutamide pour un cancer métastatique résistant à la castration et chimionaïf entre 2014 et 2017

Lucie-Marie SCAILTEUX, Rennes

Brève

Enzalutamide chez les hommes présentant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration et naïfs de chimiothérapie : Résultat à long terme de l’étude PREVAIL

L’étude PREVAIL est une étude clinique de phase III, multicentrique, randomisée, contrôlée versus placebo, menée chez des patients asymptomatiques ou peu symptomatiques atteints d’un cancer de la prostate resistant à la castration (CPRC) métastatique et n’ayant jamais reçu de chimiothérapie. Cette étude a révélé un bénéfice statistiquement significatif de l’enzalutamide par rapport au placebo en termes de survie globale (SG). L’analyse de survie avait été effectuée après 784 décès et une durée médiane de suivi de 31 mois.

Les auteurs de cette étude ont rapporté les résultats à plus long terme de l’enzalutamide en termes d’efficacité et de sécurité d’emploi.

1717 hommes ont été randomisés entre septembre 2010 et septembre 2012 pour recevoir soit enzalutamide, à une dose de 160 mg administrée par voie orale une fois par jour (N = 872), soit un placebo, pris une fois par jour par voie orale (N = 845).

1382 décès ont été observés (689 dans le groupe traité par enzalutamide et 693 dans le groupe placebo) au cours d’un suivi médian de 69 mois. La SG médiane était de 35,5 mois (IC 95 % : 33,5-38,0) dans le groupe traité par enzalutamide contre 31,4 mois (IC 95 % : 28,9-33,8) dans le groupe placebo.

Brève

Impact du curage ganglionnaire dans la stratification du risque de récidive après néphrectomie pour un carcinome à cellules rénales non métastatique

La valeur pronostique de l’envahissement ganglionnaire après néphrectomie pour un carcinome à cellules rénales (CCR) est connue. L’essai S-TRAC a récemment suggéré que les patients opérés de tumeurs à haut risque pourraient bénéficier d’un traitement adjuvant par sunitinib.

Dans cette étude rétrospective et monocentrique, les auteurs ont évalué l’utilité d’un curage ganglionnaire pour la stratification du risque de récidive et donc pour une meilleure sélection des patients candidats à un traitement systémique après néphrectomie.

Brève

Mortalité postopératoire après néphrectomie pour cancer : étude des caractéristiques des patients décédés et des causes de décès

L’objectif de cette étude multicentrique française était de déterminer les caractéristiques des patients décédés et les causes de décès dans les trente premiers jours post-opératoires après néphrectomie pour cancer.

2578 patients opérés par néphrectomie entre 2011 et 2017 ont été analysés. 35 patients sont décédés (1,4 %). Les patients décédés avaient eu une néphrectomie partielle dans 29 % des cas et une néphrectomie élargie dans 71 % des cas. L’âge moyen des patients décédés était de 75 ans (55–95) et il y avait 77 % d’hommes. 23 % étaient métastatiques au moment de l’intervention.

COMITÉ DE RÉDACTION

RÉDACTEURS EN CHEF

Pr Karim BENSALAH
CHU de Rennes
Pr Franck BRUYERE
CHRU de Tours

RÉDACTEURS

Dr Romain BOISSIER
Hôpital de la Conception (AP-HM), Marseille
Pr Sébastien CROUZET
Hôpital Edouard Herriot (HCL), Lyon
Dr Zine Eddine KHENE
CHU de Rennes
Dr Alexandra MASSON-LECOMTE
Hôpital Saint-Louis, Paris
Pr Yann NEUZILLET
Hôpital Foch, Suresnes