ESMO 2018

Éditorial

Cette 1ère journée à Munich nous a laissés dans le brouillard, non pas en raison de la qualité des sessions scientifiques elles-mêmes, mais tout bonnement de la météo, qui a semé une confusion générale parmi les arrivants, retardé les avions, bouleversé les réunions… en somme : une entrée en matière assez peu réjouissante, mais l’essentiel était de ne pas manquer la 1ère session orale consacrée au cancer du sein précoce. Autant dire cependant que nous avons appris…

Gilles FREYER, Lyon

Éditorial

Vendredi, premier jour de l’ESMO. Les congressistes arrivent par des trajets plus ou moins directs. Une fois le badge récupéré les choses sérieuses peuvent commencer. Pas de session orale ou de scoop aujourd’hui en digestif, mais la première session de poster discussion pour les tumeurs non colorectales.

L’immunothérapie tarde à faire ses preuves, alors on révise les classiques. Les données poolées de REACH et REACH2 confirment le…

Eric ASSENAT, Montpellier

Éditorial

Quel désir charnel attire 25 000 courageux oncologues à Munich les privant de la nitescence des journées à la traine de l’été, des soirées agréables autour des thébaïdes urbaines, de la corvée de ramassage de feuilles dont se débarrassent sans remord bouleaux, chênes et tilleuls au moment où peut-être, elles leur apporteraient un confort appréciable, ou encore d’une astreinte dans les services de médecine désertés en ce…

Yohann LORIOT, Villejuif

Interview

PERSEPHONE : meilleur rapport coût-efficacité de 6 mois vs 12 mois de trastuzumab, mais l’arrivée des biosimilaires…

Suzette DELALOGE, Villejuif

Interview

GETUG,
suivi à 12 ans

Loïc MOUREY, Toulouse

Œil de l’interne

Tumeurs du sein localisées HER2 + : rôle pronostic des lymphocytes infiltrant la tumeur (TILs) et possibilité de désescalade thérapeutique

L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’association entre TILs et survie sans métastase chez les patientes atteintes de cancer du sein localisé HER2+ traitées par chimiothérapie adjuvante et trastuzumab, et incluses dans l’essai randomisé ShortHER .

Rappelons que cette étude italienne avait randomisé 1 253 patientes HER2+, N+ ou N- à haut risque pour recevoir une chimiothérapie adjuvante suivie d’un traitement d’entretien par trastuzumab pendant un an (bras long, A) versus une…

Louise DE FORCEVILLE, Paris

Œil de l’interne

Les données de suivi à 20 ans de l’essai « N4+ study », de phase 3, randomisant l’intensification thérapeutique avec autogreffe dans les cancers du sein localement avancés versus une chimiothérapie à base d’agents alkylants

L’intensification thérapeutique dans la prise en charge adjuvante des cancers du sein à haut risque de récidive avait été évaluée dans un essai néerlandais randomisé de phase 3 ayant recruté entre 1993-1999. Il s’agissait de l’essai « N4+ study », publié en 2003 par S. Rodenhus et al. dans le New England Journal of Medecine, qui était négatif sur son objectif principal, à savoir une…

Justine GANTZER, Strasbourg

Œil de l’interne

Radium-223 : quelle balance bénéfice/risque pour l’os ?

Le chlorure de radium-223 (Ra-223) est un émetteur alpha de haute énergie utilisé en radiothérapie interne vectorisée. Il se fixe aux métastases ostéoblastiques et ostéoclastiques par mimétisme calcique. Ces particules induisent des cassures double-brin de l’ADN dans un périmètre limité (< 100 µm), limitant ainsi les effets secondaires sur les tissus sains.

L’étude ALSYMPCA est, une étude de phase 3 avec randomisation, conduite en double aveugle. Elle a montré un bénéfice en survie globale de…

Flora AHRWEILLER, Rennes

Œil de l’interne

GETUG-12 : GET UP 12 years !

Les cancers de la prostate localisés et à haut risque de rechute sont de mauvais pronostic. La chimiothérapie par docétaxel augmente la survie globale des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration et naïf de toute castration. Les essais GETUG-12, STAMPEDE et du RTOG 05-21 ont évalué la place du docétaxel pour ces cancers de la prostate localisés et à haut risque de rechute.

L’essai du GETUG-12 est une étude de phase III randomisée ayant inclus 413 patients atteints d’un cancer de prostate à haut risque de…

Flora AHRWEILLER, Rennes

Œil de l’interne

Le traitement personnalisé des cancers des voies biliaires : cibler la voie FGFR.
Update de l’étude de phase 2 évaluant l’activité et la tolérance de l’ingrafitinib dans le traitement des cholangiocarcinome métastatiques.

Le traitement des cholangiocarcinomes métastatiques n’a plus connu d’avancée majeure depuis 2010 et l’avènement de l’association gemcitabine-cisplatine en 1ère ligne. Comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’oncogenèse de ces tumeurs et cibler ces anomalies est une voie pour sortir de l’impasse. Depuis quelques années, les anomalies de FGFR sont la cible privilégiée du…

Raphaël COLLE, Villejuif

Œil de l’interne

Echec de l’istiratumab en association au schéma gemcitabine plus nab-paclitaxel (GNP) en 1ère ligne métastatique dans l’adénocarcinome du pancréas (ADKP)

Un taux sérique élevé d’IGF-1 (Insulin Growth Factor-1) est connu pour être associé à un phénotype d’ADKP plus agressif. Or, les traitements anti-IGF-1 ne sont pas efficaces dans cette pathologie. Un des mécanismes de résistance supposé est la mise en jeu de l’axe HRG (Heregulin) et de son récepteur ErbB3 (ou HER3, Human Epidermal growth factor Receptor 3). Cette étude reporte l’efficacité et la tolérance de l’istiratumab, un anticorps bispécifique ciblant le récepteur de…

Elodie KLAJER, Besançon

RÉDACTEURS EN CHEF

Pr Gilles FREYER
CHU de Lyon

Pr Eric ASSENAT
CHU de Montpellier

Dr Yohann LORIOT
Gustave-Roussy

RÉDACTEURS
Membres de l’AERIO

Louise DE FORCEVILLE, Paris
Justine GANTZER, Strasbourg

Raphaël COLLE, Villejuif
Élodie KLAJER, Besançon

Flora AHRWEILLER, Rennes
Pierre KUBICEK, Angers